Parce que c’est venu comme une envie de fraises…
Plus sérieusement.
Un jour, je suis tombée enceinte. C’est une chose qui arrive. Parfois. Surtout dans la vie d’une femme…
(C’était voulu hein ! Que ma fille ne tombe pas sur cet article dans 10 ans et me demande des explications qui n’auraient pas lieu d’être !)
Et puis j’ai découvert le congé maternité. 24h = 15 biberons + 23 couches + 2 à 3 heures de sommeil successif quand tout va bien. (Je pense qu’à cet instant précis, j’ai perdu en lecture la team sans kids. Pour les autres, aucun doute sur la vision bien précise de la situation exposée).
Et par moment l’envie d’aller se promener, flâner, et faire un petit shopping. Juste pour changer d’air. Sans avoir à charger la voiture d’un cosy, une poussette, 4 biberons, 8 couches, 12 langes, et j’en passe.
Bref, juste l’envie d’enfiler à la va-vite mes chaussures, embarquer baby en poussette et partir. À pied.
Malheureusement pour ma part, une fois le petit tour parc-boucherie-boulangerie était bouclé, je n’avais pas de petit coin pour flâner et dégoter de petits objets déco-plaisirs.
L’idée a pris de plus en plus de place dans mon esprit. J’avais déjà une activité libérale à l’époque. Qui dit libérale dit, si tu te lances dans autre chose, c’est sans filet ma poule. Pas d’indemnités « chômage » ou autre histoire de te dire « si ça ne marche pas, au moins j’ai ça ». Tu sautes, tu réussis ou tu te prends un mur.
Après discussion avec Monsieur (car quand même, cette idée pouvait avoir un sérieux impact sur notre vie personnelle), c’est décidé. On saute dans cette nouvelle aventure entrepreneuriale.
On visite le local. C’est ok ! On lance les démarches et on réalise 95% des travaux nous-même. La seule intervention professionnelle aura été pour le plafond de la boutique. J’en profite au passage pour apprendre à enduire des murs entiers et à poncer (le matériel de bricolage étant fabriqué pour… des hommes… et droitiers… Je vous laisse imaginer le tableau de … moi … gauchère … avec les bras de la circonférence d’un spaghetti, utiliser une ponceuse de 4 ou 5kg à bout de bras. Le mur s’en souvient encore par endroit… Et mes bras aussi…) Passons.
Début novembre 2024, on est presque prêt. Tout le stock n’est pas encore arrivé mais les travaux sont finis, le local est nettoyé, la caisse est installée. Le samedi 9 novembre matin, Maison Volumes ouvre. Certains voisins vont même se chercher mutuellement pour venir découvrir la boutique en petit groupe après avoir suivi nos péripéties de travaux et un peu subi -aussi- mais patiemment les bruits de ponceuses, perceuses, scies électriques, etc. (Encore « merci » M-F pour les petits cafés et apéros improvisés !).
L’accueil est hyper positif, les jours, les semaines, les mois passent. Je suis toujours félicitée de la sélection et de la boutique. Et une remarque revient souvent « C’est dommage, dans cette rue on ne vous voit pas tout de suite.«
I know.
On savait dès le départ que l’emplacement n’était pas totalement idéal. Maison Volumes est dans le centre-ville de Saint-André-lez-Lille. Mais légèrement excentrée de l’axe principal (ça se joue véritablement à 20 mètres près. J’ai compté). Ce qui fait que nous sommes une boutique de proximité plutôt confidentielle : les gens la découvrent souvent par hasard.
Mais alors pourquoi ? Et bien parce que pas le choix. Les cellules commerciales disponibles dans le centre-ville de Saint-André-lez-Lille, il y en a peu. On s’est donc positionné sur la seule disponible du centre-ville à l’époque. Elle n’était même pas encore sur le marché lorsque nous l’avions visité : en gros, c’est le fameux « Quelqu’un qui m’a dit que Machine connait Untel qui va chercher un nouveau locataire pour son local. » Et voilà. Coup de bol (oui ça arrive parfois) : Dispo de suite. Loyer plus ou moins dans le budget provisionné. La propriétaire, une ancienne commerçante à la retraite aujourd’hui et super sympa. Voyants au vert. Go !
Et pourquoi pas la filature ? Parce que, pas le même projet. J’allais comment solo jusque là-bas en poussette-basket les jours de pluie/neige/grosse flemme ? Alors je vous rassure, Maison Volumes n’a pas été créée -que- pour combler les rares petites pauses des jeunes parents. Elle a été créée pour apporter une nouvelle offre en centre-ville. Une offre de petite décoration et idée -cadeaux d’ultra-proximité où l’on passe une tête pour découvrir, faire son shopping ou simplement pour venir dire « bonjour ».
La bise chez vous !


